Histoire


EXPLOITATION MINIÈRE


La société civile a commencé dès 1879 avec l'ouverture d'un puits, n°1 ou La Parisienne, au sud de la commune d'Hénin-Beaumont, près du sondage de Drocourt qui a fait de belles découvertes. À peine entré dans le niveau, la venue d'eau s'élève à 80 000 hectolitres par 24 heures. Les terrains sont désagrégés et exigent, pour être maintenus en place, un boisage provisoire très soigné. Le cuvelage est constitué de dix-huit pans de bois. Il a fallu mettre en marche une machine d'épuisement à traction directe de 150 chevaux et deux pompes de 55 centimètres de diamètre.

Fosse 1 de Drocourt en 1900

Mais les terrains se raffermissent dans la profondeur et des picotages successifs retiennent bientôt les eaux. Le cuvelage commencé le 25 octobre 1880 a été terminé le 20 mars 1881 à 79,48 mètres de profondeur. Le puits de Drocourt est creusé au diamètre de 4,50 mètres dans le cuvelage. L'extraction des déblais s'effectue au moyen d'une machine à deux cylindres conjugués et horizontaux de la force de cent chevaux. Le 1er mai 1881, le puits a atteint la profondeur de 112 mètres.
Une fois ces niveaux franchis, le creusement progresse beaucoup plus vite. En 1883, le terrain houiller est rencontré à 291,80 mètres. L'extraction commence avec une production de 1 524 tonnes de charbon gras. Des étages de recette sont ouverts à 250, 592, 550 et 609 mètres. Le puits est remblayé en 1952.
La fosse est devenue le siège du service géologie des houillères du bassin du Nord-Pas-de-Calais et possède notamment un simulateur d'aérage. Toute activité industrielle s'éteindra avec la fermeture de la cokerie de Drocourt.
De simple village rural de 182 habitants en 1881, Drocourt connaît un essor démographique fulgurant en dix ans, puisque l'afflux de mineurs et d'ouvriers avec leurs familles fait passer la population de Drocourt à près de deux mille habitants en 1891.
Désormais, Drocourt est partagé en Drocourt-Village autour de l'ancien village et de son église Saint-Léger, au bord de la route d'Hénin-Liétard et Drocourt-Mines avec ses corons, vers la route d'Arras. Ville minière formée de corons, Drocourt atteint près de trois mille habitants en 1911 et encore plus de deux mille six-cents habitants en 1931. Le pic de population est en 1982 avec plus de trois mille quatre-cents habitants.

 

 

QUI SONT CEUX DONT LES NOMS SONT GRAVÉS À L'ENTRÉE DE NOS RUES ?

Rue Michel BART :  né le 15 septembre 1924, fusillé le 3 novembre 1942 à la Citadelle d'Arras

Rue Georges CAPELLE : Né le 16 janvier 1900, Militant communiste - Commandant FTP, exécuté le 8 février 1943, au Mont-Valérien

Rue Louis DOISY : Né le 1er décembre 1890, conseiller municipal, il fut exécuté le 15 septembre 1941, à la citadelle de Lille

Rue Arthur LOUCHEUX : Né le 13 avril 1910, exécuté le 26 septembre 1941, à la citadelle de Lille

Rue Joseph NOEL : Né le 7 avril 1892, élu Maire de Drocourt en 1935, Militant communiste, arrêté à titre d'otage, il fut exécuté le 15 septembre 1941, à la citadelle de Lille

Rue Albert SAUSSEZ : Né le 5 septembre 1912, exécuté le 14 mai 1943, à la citadelle d’Arras

Place Victor Tourtois : Victor a longtemps vécu à Drocourt, il ne parlait que rarement de cette période. Né en 1906 il est décédé en 1988. Résistant, commandant des FTPF, il fut jusqu'à son dernier souffle, membre de la section du Parti communiste de Drocourt.

Place Salvador Allendé : (Résidence Palma) Salvador Allende Gossens (26 juin 1908 - 11 septembre 1973), médecin et homme politique socialiste chilien, a été président du Chili du 3 novembre 1970 au 11 septembre 1973.
Le 4 septembre 1970, Salvador Allende arrive en tête des suffrages pour les présidentielles au Chili, avec une campagne autour du thème des nationalisations et de l'indépendance du pays vis-à-vis du capital étranger.
Le coup d'État du 11 septembre 1973 mené par Augusto Pinochet met fin à son mandat par la force en renversant son gouvernement pour instaurer une dictature militaire. Dans le palais de la moléda, sous les bombes putschistes, Allende trouve la mort.